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L'IDM

Publié le 27 novembre 2021

Les musiques électroniques ont pris leur essor dans les années 80 avec l’émergence de la House puis de la Techno. Jusqu’alors, il s’agissait d’une musique de club dont l’objectif était de faire danser les gens. Dans les années 90, une musique électronique plus expérimentale et plus cérébrale a commencé à voir le jour. Celle-ci avait plus vocation à être écoutée dans son salon, ce qu’illustre la pochette d’ « Artificial Intelligence », une compilation du label Warp qui rassemble certains précurseurs du genre. Pour la différencier des musiques dansantes, le terme IDM (Intelligent Dance Music) est apparu. Il reste néanmoins parfois critiqué du fait qu’il peut laisser sous-entendre que les autres musiques électroniques ne seraient pas intelligentes. On parle parfois aussi d’Electronica, mais ce terme ne nous apporte pas forcément la solution toute trouvée puisqu’il peut prendre des significations différentes selon les pays.

Étant donné sa nature expérimentale, l’IDM n’est pas un genre qu’on peut cerner facilement par des caractéristiques musicales. En voici toutefois quelques-unes qu’on retrouve fréquemment et qui participent à le différencier de la production à vocation dansante des musiques électroniques. On y retrouve des ambiances éthérées et des tempos plutôt lents influencés par la musique Ambient. Mais les rythmes, inspirés du Breakbeat et de ses diverses émanations (Jungle, Drum’n’bass), peuvent aussi être effrénés et irréguliers. Ils sont même parfois poussés à des sommets de complexité (on parle alors de Drill and Bass). On soulignera enfin un véritable travail d’orfèvre sur le son, dont une écoute au casque révèle toute la subtilité. Mais trêve de bavardages, vous comprendrez tout de suite mieux en écoutant cette sélection de 10 titres bien caractéristiques.

 

 

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