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Coulisses d'exposition

Publié le 19 novembre 2020
  • Photographie et oeuvre de Patricia D'Isola et Christophe Le François

Histoire d'une installation

Décider de mettre en place une exposition, c'est un peu se transformer en poulpe : il faut multiplier ses bras et faire fourmiller ses neurones pour penser au 1001 choses à faire, à enchainer, à ne pas oublier.

Après toute la préparation administrative, technique, logistique, l'installation est un moment clé ou tout ce qui a été envisagé peut être mis en oeuvre...ou basculer. C’est une horloge suisse Daliesque : une mécanique mole, que l’on doit faire tourner et qui doit donner l’heure quoi qu’il arrive. Et il arrive toujours quelque chose d’imprévu qui demandera plus ou moins d’adaptations.

C'est néanmoins un moment privilégié de découverte des oeuvres en "vrai", car très souvent on ne les a auparavant vu qu'en photo. On en découvre par exemple les dimensions, les couleurs, les textures au fur et à mesure qu'elles sont déshabillées de leur emballage de bulles ou de papier, ou extraites de leur écrin de bois. On sent l'intimité créé au cours des heures de création, entre l'artiste et son oeuvre. On la rencontre, et comme dans toute les rencontres, elle nous laisse une impression, des sentiments, des questions.

Pour l’installation de « Souffle(s) d’art contemporain », les artistes ont acheminé, masqués, leurs éléments jusqu’à la Maison des Arts, et après un café, à distance les uns des autres, ils ont investi l’espace.

Louis, Sophie Patry, Patricia d'Isola et Christophe Le François, Barbara Goraczko, Agata Podsiadly-Agapoly, et Teruhisa Suzuki, membres du GRAP'S, ont paré la Maison de Arts de leur vision du/des souffle(s).

L'installation a nécessité d' :

  • Etre ordonné pour retrouver son matériel...et savoir s'en servir
  • Déballer petit à petit...pour ne pas risquer de se prendre les pieds dans le tapis
  • Bricoler...et pour cela avoir sa trousse de bricolage
  • Etre grand, s'étendre, s'étirer...et avoir quand même recourt à un escabeau
  • Mobiliser ses doigts de fée...pour fignoler les moindres détails
  • Produire des idées en béton...au propre comme au figuré
  • Avoir le compas dans l'oeil...pour un ajustement au cordeau
  • Ne pas être technophobe...et maitriser branchements, appareils et hub

Louis Tartarin, commissaire de l'exposition nous en résume en image la journée d'installation:

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