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LA FILLE QUI NE VOULAIT PAS D'UN PRINCE CHARMANT

Publié le 26 janvier 2022

La fille qui ne voulait pas d'un prince charmant


"la fille qui ne voulait pas d'un prince charmant".

Voici une pensée un peu désabusée pour une adolescente.

Ne plus "attendre le prince charmant".

Pour une personnalité adulte, c'est au contraire la marque d'une maturité, forgée à force de mauvaises rencontres pourtant, en général, comme un mal nécessaire pour enfin tomber sur le bon.

Ne serait-ce pas un peu trop tôt pour notre jeune Nina, de ne plus croire en une belle histoire, avec ce doux soupçon d'innocence et de naïveté des jeunes premiers?

 

En lisant Nina, le lecteur aura juste la sensation familière de côtoyer une ado comme une autre, de se retrouver peut-être un peu aussi en elle.

C'est Nina qui racontera surtout, il y aura peu de dialogues, elles nous décrira les choses et nous rapportera des conversations. L'angle pris sera intime.

Nous comprendrons pourquoi Nina n'aura pas beaucoup confiance en la gente masculine, l'auteure Mireille Disdero commencera d'ailleurs par ça, l'abandon, un père qui incendiera la maison familiale lorsqu'elle aura sept ans et une mère absente. C'est sa tante qui l'élèvera.

Nina aura un caractère affirmée sans être un personnage trop butée.

Nous comprendrons bien que la Terminale est un tournant qui commencera à la brasser de l'intérieur, c'est à quelques pas de l'âge adulte.

Avec la Terminale s'arrêtera l'insouciance de la scolarité protégée, chacun décidera de son chemin, partira vers d'autres villes. Nous connaîtrons déja les projets de ses amis.

Quels seront ceux de Nina?

L'auteure nous promettra une amourette avec l'un de ses meilleurs amis.

Cette dimension ado semblera plus simple et légère que les histoires d'adultes dont sa tante a tenté de la préserver.

Mais il sera pourtant temps.

Il est temps de tout savoir, tout comprendre et nous allons nous aussi vivre son basculement.

 

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